Journée de la Femme Digitale Non Officiel #JFD16

Jeudi 10 mars 2016 avait lieu la 4e édition de la Journée de la Femme Digitale aux Folies Bergères, un événement créé par Delphine Remy-Boutang et Catherine Barba.

J’étais présente, et je vais vous livrer mon analyse absolument pas objective de l’événement.

Des pointures sur scène

Les conférences ont regroupé des intervenantes de haut vol, notamment :

  • Fabienne Dulac, Directrice Exécutive d’Orange France
  • Delphine Ernotte Cunci, Présidente Directrice Générale de France Télévisions
  • Clara Gaymard, ancienne Présidente de General Eletric France, Co-Fondatrice de Raise et Présidente du Women’s Forum
  • Marie-Vorgan Le Barzic, CEO de NUMA
  • Nathalie Kosciusko-Morizet, normalement vous la connaissez

Pour vous faire un résumé de tout ce qui s’est dit sur scène : il y a plus d’hommes que de femmes dans le numérique. Il faudrait plus de femmes.

C’est très résumé évidemment, et ça a été exprimé de milles manières, mais c’était quand même l’idée principale. Et comme l’avenir, c’est le digital, il va falloir s’y mettre ! C’est notamment le rôle des parents de lutter contre les stéréotypes en incitant les filles à s’inscrire dans des filiales informatiques et à apprendre à coder.

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Les résultats d’une étude réalisée sur les femmes dans le digital

A l’occasion de l’événement, une étude a été réalisée en partenariat avec La French Tech et Cap Gemini Consulting auprès de 1000 femmes inscrites à l’événement. Les résultats ont été présentés, et voici quelques tendances qui en ressortent :

Les répondantes ont en moyenne 36 ans.

86% d’entre elles ont un diplôme supérieur ou égal à BAC+5, dont la moitié en commerce-gestion-marketing.

Un tiers travaillent dans des entreprises le secteur de l’IT ou des telecoms, 40% dans d’autres entreprises privées ou publiques, et 11% en startups.

Vous pouvez retrouver l’infographie de l’étude ici : l’infographie

Les allées du salon

Sur le salon étaient installés quelques stands sérieux notamment ceux d’Orange, de Dropbox, du Crédit Agricole, de Linkedin ou de Aldebaran et son robot Pepper.

Des animations innovantes et originales étaient prévues, comme les tatoos connectés, le bar à batteries pour recharger son portable, le stand de photographie professionnelle de Linkedin, des boîtes connectées dans lesquelles on met son portable et on reçoit automatiquement un SMS si on a gagné un lot.

L’événement était gratuit, aussi fallait-il le faire sponsoriser. L’Oréal a bien occupé le terrain, et via ses différentes marques, le leader des cosmétiques avait installé un bar à brushing, un bar à maquillage, et un bar à ongles.

Des exemplaires d’un numéro de Madame Figaro dédié aux femmes digitales étaient distribués gratuitement. En revanche, par rapport à d’autres salons professionnels, je note l’absence des Echos ou de Challenges, de stand d’investisseur ou d’organisme de financement, et la faible présence d’acteurs du digital.

L’ambiance n’est clairement pas la même que sur le salon de entrepreneurs, et le côté girly prend un peu le pas sur les enjeux du numérique. La femme digitale est bien coiffée et maquillée, mais elle a encore du chemin à faire pour exister dans l’économie.

journée de la femme digitale

Le club de la femme digitale

A l’occasion de cette 4e édition, la journée de la femme digitale a lancé le JFD Connect Club, « une initiative qui vise à réunir des femmes évoluant dans le domaine du numérique. Chaque mois, des événements exclusifs seront organisés pour networker, échanger, mais surtout pour partager des expériences et créer un lien fort avec les membres du club. »

Le montant de la cotisation annuelle est de 2000€ pour tout le monde. Pas de tarifs spéciaux pour les TPE ou les individuels. En clair, si vous n’êtes pas Chief Digital Officer d’un groupe du CAC40, cela ne va pas être évident à financer.

#JFD16

Ma conclusion suite à cette journée de la femme digitale

Je suis venue à ce salon sans attentes particulières. Je cherchais de l’inspiration, et j’attendais d’y trouver des réseaux solidaires, et des dispositifs d’aide à la création d’entreprise dédiés aux femmes.

J’y ai trouvé des personnes incroyables, comme Philippine Dolbeau, qui du haut de ses 16 ans a créé une application qui permet de gérer l’appel dans les salles de classes.

Mais malgré la grande qualité des intervenantes, l’originalité des animations, et l’énergie très positive de mes rencontres, je suis sortie avec la vague impression de faire partie d’une minorité qui a encore beaucoup de choses à prouver, et dont l’intérêt actuel est surtout d’être une cible marketing lucrative.

Et en plus, il y avait trop d’attente, je n’ai pas pu faire de manucure.

Marie, fondatrice de ShuFu

Si parmi vous, d’autres ont assisté à la journée de la femme digitale, ou simplement si vous souhaitez réagir, n’hésitez pas à laisser des commentaires !

One thought on “Journée de la Femme Digitale Non Officiel #JFD16

  1. Un retour très intéressant et attendu pour ceux et celles qui ont suivi l’évènement à distance.
    En effet, le marché du digital est rentré en ébullition en très peu de temps et aujourd’hui les entreprises proposent des offres d’emploi alléchantes à tous ceux ou à toutes celles qui ont eu du flair pour se former au digital et en faire leur carrière. Des formations spécialisées sont également proposées par presque l’ensemble des organismes de formation ou des écoles sup’ moyennant un coût souvent très important. Un vrai business lucratif où le calcul du ROI n’est plus qu’un jeu d’enfant…
    Je pense qu’il est évident aujourd’hui que le digital est désormais « parmi nous », « avec nous » et si on n’est pas « avec lui », on reste sur le bas-côté du marché.
    Il est d’autant plus évident que l’entreprenariat peut difficilement exister en dehors du digital. Le premier suscite beaucoup de respect, le deuxième est un pré-requis qui devrait se partager plus amplement, se transmettre plus facilement. C’est pourquoi, il est nécessaire que les femmes-entrepreneurs se serrent les coudes pour échanger, pour partager leurs connaissances, voire former les unes les autres. Il existe aujourd’hui des forums, des clubs de femmes regroupant les entrepreneurs par thématique (types de business, les anciennes d’une école, par niveau hiérarchique, etc), mais il est dommage (bien que peu étonnant) qu’au moment où le digital devient l’affaire de tout le monde, il devienne aussi « une affaire de sous » même pour ceux qui choisissent de se ranger du côté des femmes « digitales » pour les aider dans leur combat quotidien. 2000 euros de cotisation annuelle, est-ce le coût du soutien, de la formation, de la mise en relation, du réseautage, des informations, des réunions, de l’échange de prestations, etc que le club proposerait de manière structurée et organisée ou est-ce que c’est juste une question d’image « sélective » qui procurerait une sensation éphémère d’appartenir à une élite émergente du nouveau monde?
    Tout en étant une initiative nécessaire et une belle première, cette journée me laisse comme un arrière goût un peu amère d’une campagne jugée insuffisamment « intéressante » par les principaux acteurs du digital pour être largement représentés à ce salon, ce qui montre, en effet, que le chemin à parcourir pour la femme « digitale » risque d’être long et parsemé de ronces. Je vous souhaite, à vous toutes, que ce chemin soit un chemin de l’espoir et de la réussite. A titre personnel, je suis très fière de toutes les femmes qui osent, qui se lancent, qui défient, qui créent et qui se relèvent! Belle journée à vous.

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